Emma est une adolescente anorexique, fille unique. Elle revient de l’hôpital mais n’est pas guérie. À la mort de sa grand-mère qu’elle adorait elle trouve un vieux cahier, un journal écrit par Jacques Desroches, soldat français volontaire pour travailler dans un camp d’extermination en Allemagne entre 1942 et 1943. Le texte alterne entre ce journal et le récit d’Emma.
Avis partagé : de même qu’il y a deux récits dans le roman (celui de Jacques et celui d’Emma), j’ai deux avis sur le livre. En ce qui concerne le journal de Jacques il n’y a rien à redire : cela semble une bonne reconstitution, la psychologie du personnage n’est pas grossière, la réalité des camps est plutôt bien décrite même s’il n’y a là rien de bien nouveau par rapport à ce qu’on peut en connaître.
En revanche le récit d’Emma est insupportable, malsain, j’ai failli laissé le livre – ce qui est rare ! Le parallèle entre camps et anorexie me semble très mal placé. Accessoirement Emma est à baffer. Le coup de théâtre de la fin est plutôt bien amené, imprévu, mais il donne lieu à une scène vraiment désagréable. En outre l’auteur oblige le lecteur à être un voyeur par rapport à l’anorexie d’Emma ce qui met dans une situation très inconfortable. Bref un roman qui fait tout pour ne pas laisser indifférent, ce qui n’est pas forcément un gage de réussite.
Gallimard (coll. Scripto), 2003, 191 pages.
Gallimard (coll. Scripto), 2003, 191 pages.
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