17 août 2016

Verte, Marie Desplechin

Depuis quelques mois Ursule ne regarde plus sa petite fille Verte de la même façon : en tant que fille de sorcière il serait temps qu’elle montre un peu ses talents. Mais non, Verte reste pour le moment d’un banal à faire pleurer. À 11 ans elle semble même s’intéresser aux garçons, un comble : Ursule, elle, a eu vite fait de se débarrasser de son père une fois la lignée assurée. Elle appelle sa mère Anastabotte à la rescousse. Banco, Verte révèle enfin ses pouvoirs mais elle semble loin de s’en réjouir : toutes ces potions et noms absurdes ne risquent-ils pas de l’éloigner de Soufi ? Mais la magie a tout de même du bon : peut-être pourrait-elle l’aider à retrouver son père ?

► Mon avis
Très bonne surprise à tous points de vue : l’histoire est originale et la forme adoptée aussi (cinq narrateurs successifs). Cela pourrait ressembler à un exercice de style, l’écriture est travaillée, mais l’auteur parvient à garder l’apparence de la simplicité. En outre ce n’est pas niais alors que beaucoup d’éléments s’y prêteraient. Drôle, vif, inventif, l’ensemble se lit d’une traite, en deux coups de cuillère à peau, le sourire aux lèvres. Les personnages ont beaucoup de caractère et surprennent. De quoi plaire à tout le monde.

École des loisirs (Neuf, « 9 à 12 ans »), 180 pages (écrit gros), 1996. Tam-Tam/J’aime Lire (7-11 ans).

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