Quand une camarade se moque pour la énième fois de sa mère – qui a la caractéristique de ressembler à une baleine ce qui n’est pas toujours facile à assumer – James Cook, 12 ans, craque et l’agresse. Renvoyé de l’école, il retrouve sa mère et Ron son beau-père, tous les deux ivres morts. Sous traitement, sa mère n’en réchappe pas. Ron se charge de sa sœur Lauren et James échoue au centre Nebraska en attendant de trouver une famille d’accueil. Esseulé, il se rapproche de trois racailles, mais les choses tournent mal et il est menacé de prison.Il se réveille cependant dans un lieu étrange, impeccablement tenu et équipé, dans lequel tous les jeunes portent un T-shirt avec écrit Cherub. On lui apprend que ce sont tous des membres des services de renseignement britannique : ils ont en effet l’infini avantage de ne pas être suspects de par leur âge, contrairement à des espions adultes. À condition de le vouloir et de réussir le test d’entrée, James pourrait les rejoindre. N’ayant rien à perdre, James décide de tenter le coup. Après quelques semaines de formation il rejoint donc la dizaine de jeunes devant résister aux cent jours d’épreuve que leur instructeur Normal Large leur a concoctés...
Je n’étais a priori pas très enthousiaste pour lire ce livre (une série de plus, un héros et des aventures à la James Bond de plus) mais force est de constater que cela fonctionne très bien. On a envie de savoir la suite, il y a du suspens et des personnages avec beaucoup de caractère ce qui crée des situations cocasses ou énervantes (James est parfois à gifler), etc. Pas de travail particulier sur la langue mais un sens de l’action et de l’intrigue très cinématographique.
L’inconvénient c’est qu’un tome est en fait constitué de nombreux épisodes, il n’y a pas vraiment de cohérence : pourquoi s’arrêter après la première mission et non après le stage de recrutement par exemple ? Ce n’est pas grave en soi mais j’ai trouvé cela bizarre, comme si le tout n’avait pas été pensé comme un livre unique. En particulier les cent jours qui font le titre du bouquin n’occupent en fait que 50 pages sur près de 300 ce qui est assez surprenant. Cet épisode est d’ailleurs mis en valeur par le titre et par ce qui précède mais il ne ressort pas vraiment, les épreuves subies sont plus souvent évoquées que racontées (les nuits sans sommeil, les longues marches, etc.) comme si l’auteur avait eu « la flemme ». Bref, ce n’est pas un chef d’œuvre du roman d’aventure (encore moins de la « littérature ») mais c’est néanmoins très agréable et il est probable que je lise au moins un tome de plus : ça se lit vite et ça détend !
Casterman (« dès 13 ans »), 2007, 300 pages. VO (Grande-Bretagne) 2004.
L’inconvénient c’est qu’un tome est en fait constitué de nombreux épisodes, il n’y a pas vraiment de cohérence : pourquoi s’arrêter après la première mission et non après le stage de recrutement par exemple ? Ce n’est pas grave en soi mais j’ai trouvé cela bizarre, comme si le tout n’avait pas été pensé comme un livre unique. En particulier les cent jours qui font le titre du bouquin n’occupent en fait que 50 pages sur près de 300 ce qui est assez surprenant. Cet épisode est d’ailleurs mis en valeur par le titre et par ce qui précède mais il ne ressort pas vraiment, les épreuves subies sont plus souvent évoquées que racontées (les nuits sans sommeil, les longues marches, etc.) comme si l’auteur avait eu « la flemme ». Bref, ce n’est pas un chef d’œuvre du roman d’aventure (encore moins de la « littérature ») mais c’est néanmoins très agréable et il est probable que je lise au moins un tome de plus : ça se lit vite et ça détend !
Casterman (« dès 13 ans »), 2007, 300 pages. VO (Grande-Bretagne) 2004.
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