Parvis de Notre-Dame, 1934. Vango s’apprête à devenir prêtre sous les yeux d’une femme de 16-17 ans aux yeux verts (Ethel), et d’un zeppelin conduit par un Allemand. La célébration est interrompue par le commissaire Boulard venu arrêter Vango pour meurtre. Vango s’échappe et on lui tire dessus. Il ne fera plus que fuir, à la recherche de son identité mystérieuse : élevé sur une île par « Mademoiselle » il ignore tout de son passé mais sait qu’une menace plane sur lui.
Malheureusement ce livre ne reproduit pas l’enchantement de Tobie Lolness. J’essaye de déterminer ce qui ne marche pas mais je ne sais pas exactement : cela manque de souffle, c’est trop « construit », on sent que l’auteur veut montrer qu’il maîtrise un récit avec beaucoup de personnages qui n’ont apparemment pas de lien entre eux, beaucoup de non-dits révélés petit-à-petit, beaucoup de flashbacks, beaucoup de lieux d’action différents… Mais le résultat ressemble plus à un exercice de style, un étalage d’habiletés qu’à un bon roman.
Vango dont on ne sait rien ou presque sur 300 pages n’est pas très attachant ce qui est dommage pour un personnage principal et les autres personnages ne le sont guère davantage. Il est de plus censé être un adulte (18 ans en 1834 c’est être un adulte je pense) mais il se comporte comme un enfant ou un ado et Ethel aussi : ce sont des personnages contemporains projetés dans un décor du passé mais qui ne lui appartiennent pas vraiment.
Bref il y a beaucoup de potentiel mais inabouti et si beaucoup de lecteurs y trouveront leur compte je suis sûre que l’auteur est capable de mieux. Ça manque de rythme, les pages se succèdent un peu laborieusement. Il y a pas mal de chance que je lise le deuxième tome par curiosité mais pas par nécessité.
Gallimard jeunesse (« à partir de 12 ans »), 2010, 371 pages.
Vango dont on ne sait rien ou presque sur 300 pages n’est pas très attachant ce qui est dommage pour un personnage principal et les autres personnages ne le sont guère davantage. Il est de plus censé être un adulte (18 ans en 1834 c’est être un adulte je pense) mais il se comporte comme un enfant ou un ado et Ethel aussi : ce sont des personnages contemporains projetés dans un décor du passé mais qui ne lui appartiennent pas vraiment.
Bref il y a beaucoup de potentiel mais inabouti et si beaucoup de lecteurs y trouveront leur compte je suis sûre que l’auteur est capable de mieux. Ça manque de rythme, les pages se succèdent un peu laborieusement. Il y a pas mal de chance que je lise le deuxième tome par curiosité mais pas par nécessité.
Gallimard jeunesse (« à partir de 12 ans »), 2010, 371 pages.
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