Les parents de Laure ne sont pas riches, ils l’envoient donc en vacances chez de vagues connaissances, les Pinsart, un couple d’une soixantaine d’années et leur fille, Francia, 30 ans, une « simple ». Ils accueillent également Pierrot, 13 ans, l’âge de Laure, un gosse de l’assistance, illettré, méprisé et passionné de mécanique. Laure est bien élevée, bonne élève, et a l’impression d’arriver dans un panier de crabe : la mère Pinsart ne cesse de faire des remontrances à sa fille qui, à son tour, ne cesse d’humilier Pierrot. Mais Laure a aussi un fort caractère, elle prend le parti de Pierrot et petit à petit gagne du terrain. C’est sans compter Francia : une folle, c’est imprévisible…
L’histoire se déroule après la guerre, on sent que les restrictions ne sont pas loin. L’auteur écrit comme si elle était contemporaine de la période, ce qui peut étonner. J’avais beaucoup aimé d’autres livres de Marie Brantôme mais là j’ai franchement été déçue : c’est laborieux, l’auteur essaie de préparer le terrain pour le dénouement final, d’annoncer la tragédie à venir, et en même temps celle-ci est connue dès le début via l’incipit. Paradoxalement, ce livre tendu vers un dénouement inéluctable me semble maladroit non pas tant parce que la fin est connue dès le début que parce qu’il est très lourd. Autant le personnage de Laure est assez complexe et sympathique, autant Pierrot ne semble pas avoir de réelle personnalité si ce n’est sa passion pour la mécanique : il est juste présenté comme la victime des brimades. Les portraits des Pinsart ne sont pas non plus très approfondis et tous ces raccourcis psychologiques laissent un goût de gâchis.
Seuil jeunesse, 2007, 137 pages.
Seuil jeunesse, 2007, 137 pages.
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