22 septembre 2016

Matilda, Roald Dahl

À 3 ans Matilda sait lire, à 4 ans elle se met à dévorer les livres de la bibliothèque de Mrs Phelps : les livres pour enfants d’abord puis Dickens, Hemingway, C. Brontë, Jane Austen… L’action bénéfique de ses parents ? Loin de là : son père ne pense qu’à arnaquer ses clients en leur revendant des voitures pourries tandis que sa mère passe ses après-midi à jouer au bingo. Tout ce petit monde se retrouve juste pour dîner devant la télé. À 5 ans et demi Matilda entre à l’école dans la classe de Miss Honey, une professeure discrète et timide qui ne tarde pas à repérer les talents de sa nouvelle élève. Mais voilà, ses parents s’en moquent et elle ne peut compter sur aucune aide de la part de la directrice, la terrible Miss Trunchbull qui jette les enfants aussi facilement que des marteaux. D’ailleurs de l’aide ce pourrait bien être elle qui en aurait besoin…

► Mon avis
Un livre qui n’est bien sûr pas une nouveauté mais un incontournable. Je l’ai redécouvert en anglais et ai pu constater au passage que pour un livre d’enfants le vocabulaire ne manquait pas… Je ne me souvenais pas de l’esprit de vengeance de Matilda ni des ennuis de miss Honey mais parfaitement de l’intelligence de Matilda et bien sûr des « exploits » de miss Trunchbull. Il y a quelques défauts, notamment de continuité dans le récit : cela ressemble souvent à une succession de sketchs. Peu importe : c’est un roman qui regorge d’inventivité, d’humour, et également d’une certaine jouissance à se moquer de la bêtise des adultes. On a envie d’y croire et les pages défilent.

Puffin Books, 1988, 240 pages. « 8-12 ans. » 
Prix des Incorruptibles (CM2-6e) 1990.

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