Les élèves de Sixième F. sont à la bibliothèque avec Sarah la bibliothécaire et M. Daubigny le professeur de technologie lorsque le jeune Saïd est mis à la porte. On découvre alors que le bâtiment est entouré d’eau, coupé du monde, sans plus de raison. Les naufragés s’organisent rapidement : décompte des stocks de nourriture, mise en place de l’électricité, pêche, lecture des Mille et Une Nuits, baignade : ce ne sont pas les idées ni la bonne humeur qui manquent…
D’entrée de jeu l’auteur ne s’embarrasse pas d’explications. C’est rocambolesque et peu importe : on est rapidement pris par l’appétit de vivre de ces improbables naufragés. J’ai bien tiqué sur le fait que la classe de 6e n’avait que 12 élèves, sur le fait que le bâtiment ne contenait qu’une quinzaine de personnes mais avec bien sûr un stock de riz, sur l’impression d’un naufrage de plusieurs mois alors qu’une semaine s’était à peine écoulée mais après tout qu’importe ? L’essentiel n’est pas là car malgré toutes ces invraisemblances cela fonctionne joyeusement, chacun faisant montre d’énergie et d’inventivité, dans la bonne humeur, ce qui n’est pas si fréquent. Le directeur n’est pas un barbon austère, le professeur de technologie est plus ouvert qu’il n’y paraît, les enfants plus sensibles qu’ils ne le montrent, etc., etc. Cela vise plutôt un public jeune et est tout à fait réjouissant.
Le livre est d’ailleurs beaucoup moins simple que ce que l’on pourrait croire : la langue est travaillée, à la fois dans une imitation plaisante du style enfantin ou du langage racaille, et dans l’utilisation d’un registre de langue assez soutenu avec des mots comme « horions » et « rostre ». Les démonstrations de physique du professeur de technologie sont dans la même veine : le lecteur même jeune n’est pas pris pour un idiot. Un très bon point pour l’auteur !
Thierry Magnier, 2012, 192 pages.
Le livre est d’ailleurs beaucoup moins simple que ce que l’on pourrait croire : la langue est travaillée, à la fois dans une imitation plaisante du style enfantin ou du langage racaille, et dans l’utilisation d’un registre de langue assez soutenu avec des mots comme « horions » et « rostre ». Les démonstrations de physique du professeur de technologie sont dans la même veine : le lecteur même jeune n’est pas pris pour un idiot. Un très bon point pour l’auteur !
Thierry Magnier, 2012, 192 pages.
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