1879. Giovanni, Curzio et Paola, 11, 10 et 8 ans suivent leurs parents et quittent la misère de la Calabre avec San Francisco comme but, comme rêve. Très vite l’Amérique se montre bien moins accueillante que prévue. Leur langue peu comprise, des arnaqueurs à tous les coins de rue, des Indiens menaçant, une épidémie de rage et des kilomètres à n’en plus finir. Leur mère se sent abandonnée de Dieu et perd peu à peu la tête. Un matin les trois enfants se retrouvent seuls : leurs parents leur ont laissé toutes les affaires, la mule et le revolver Smith & Wesson mais sont partis. Giovanni, l’aîné prend la tête de la petite troupe à travers le désert…
Drôle de livre. C’est un récit écrit au passé, à la première personne : Giovanni devenu vieux revient sur cette épisode improbable de sa jeunesse. En même temps on sait du coup qu’il s’en est sorti, ce qui limite le suspens : c’est dommage !
Une atmosphère spéciale entoure le livre, comme le désert étouffant que les enfants ont traversé : on les voit seuls, complètement isolés, livrés à eux mêmes, fourmis dans l’immensité américaine. En même temps ce qui aurait pu être une vaste épopée est finalement vite éclipsé puisque le livre ne fait que 130 pages. J’ai ainsi trouvé le sujet intéressant, le texte bien écrit mais je ne suis pas sûre de voir où l’auteur voulait en venir : cela ressemble à une parenthèse, une sorte de mirage. Je l’attribue au faible nombre de pages mais peut-être est-ce aussi dû au fait que le récit soit au passé. Jamais on oublie d’où écrit le narrateur : tout est présenté comme un souvenir, donc par rapport au présent du narrateur et non comme une résurrection du passé.
Le caractère du père est à peine esquissé et, n’était-ce le contexte (les Indiens, les colons saouls et pauvres), on ne se projette pas vraiment en 1879, les enfants semblant agir et réfléchir comme des enfants modernes. Bref à mon avis l'ensemble est un peu trop de guingois mais se lit très facilement et avec intérêt, d'autant que l’auteur parvient à créer une atmosphère particulière qui est marquante. Le regret tient donc surtout à une impression de trop peu.
École des loisirs (Médium), 2014, 131 pages. « 12 à 16 ans. »
Une atmosphère spéciale entoure le livre, comme le désert étouffant que les enfants ont traversé : on les voit seuls, complètement isolés, livrés à eux mêmes, fourmis dans l’immensité américaine. En même temps ce qui aurait pu être une vaste épopée est finalement vite éclipsé puisque le livre ne fait que 130 pages. J’ai ainsi trouvé le sujet intéressant, le texte bien écrit mais je ne suis pas sûre de voir où l’auteur voulait en venir : cela ressemble à une parenthèse, une sorte de mirage. Je l’attribue au faible nombre de pages mais peut-être est-ce aussi dû au fait que le récit soit au passé. Jamais on oublie d’où écrit le narrateur : tout est présenté comme un souvenir, donc par rapport au présent du narrateur et non comme une résurrection du passé.
Le caractère du père est à peine esquissé et, n’était-ce le contexte (les Indiens, les colons saouls et pauvres), on ne se projette pas vraiment en 1879, les enfants semblant agir et réfléchir comme des enfants modernes. Bref à mon avis l'ensemble est un peu trop de guingois mais se lit très facilement et avec intérêt, d'autant que l’auteur parvient à créer une atmosphère particulière qui est marquante. Le regret tient donc surtout à une impression de trop peu.
École des loisirs (Médium), 2014, 131 pages. « 12 à 16 ans. »
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