Sous le nom de Joshua Perle un jeune garçon atterrit dans notre monde, laissant derrière lui un génie puissant, un royaume qui lui était destiné, une fille-fée dont il était amoureux… Entre boutique de guimauve et guerre mondiale, une longue quête s’ouvre devant lui, à la recherche du chemin de retour…
C’est un roman du type de Vango où les histoires s’emboîtent, où les personnages sont multiples. Un roman également extrêmement construit (malgré les apparences), avec en parallèle un récit à la première personne, celui du narrateur qui a croisé enfant le personnage de Joshua et en a été marqué à vie, et le récit à la troisième personne d’un conteur nous offrant un univers bigarré et fantastique. Dans le cadre d’un lecture resserrée on arrive à suivre mais c’est vrai qu’il y a de quoi se perdre et cela en rebutera certainement certains. C’est un livre où l’imaginaire, la féerie, les mystères de l’enfance et du souvenir sont rois. Ainsi il vaut mieux ne pas être trop à cheval sur le réalisme : je n’ai pas cherché à le faire mais il y a certainement de quoi pointer des faits peu cohérents ou simplement « gratuits » (le héros prend la place d’un « Joshua Perle » mort aux yeux de ses parents mais non à ceux de l’administration et on n’en saura pas beaucoup plus ; le nouveau Joshua se met à collectionner les objets venus de son monde mais on ne sait pas trop à quoi cela peut lui servir, etc.) C’est plutôt un livre qui vous berce, une mélopée qui vous emporte. Je me suis parfois laissé faire mais pas toujours. J’ai parfois trouvé que l’auteur jouait un peu trop sur le mystère, les non-dits, les évocations à demi-mots, essayant de leur faire dire plus que ce qu’il pourrait décrire. C’est un procédé qui revient un peu trop souvent et qui a je trouve ses limites.
Je n’ai donc pas été transcendée en tant qu’adulte - devenue certainement un peu trop rationnelle - mais je suppose que plus jeune l’aspect contes et légendes m’aurait davantage correspondu. Il n’en reste pas moins que j’ai lu le tout très rapidement ce qui veut bien dire que quelque-chose fonctionne…
Gallimard jeunesse (coll. Romans Ados), 2014, 304 pages.
Je n’ai donc pas été transcendée en tant qu’adulte - devenue certainement un peu trop rationnelle - mais je suppose que plus jeune l’aspect contes et légendes m’aurait davantage correspondu. Il n’en reste pas moins que j’ai lu le tout très rapidement ce qui veut bien dire que quelque-chose fonctionne…
Gallimard jeunesse (coll. Romans Ados), 2014, 304 pages.
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