À 4 ans, Kate a été réveillée par sa mère qui lui a fait promettre de veiller sur ses frères et sœurs, Michael et Emma. Du reste, de son nom de famille, elle ne se souvient de rien. D’un orphelinat à l’autre les enfants sont restés soudés, habités par l’espoir de retrouver un jour leurs parents. Leur quotidien est bouleversé par leur arrivée dans le mystérieux orphelinat de Cambridge Falls : seuls enfants dans un paysage désolé, ils découvrent un livre qui permet de voyager dans le temps. Ils sont ainsi propulsés quinze ans en arrière, au même endroit, et découvrent qu’une sorcière y fait régner la terreur : prenant en otage tous les enfants du comté elle oblige leurs parents à travailler pour elle. Les trois enfants ne tardent pas à découvrir qu’elle est en réalité à la recherche du livre en leur possession. Menacés, divisés, confrontés à des « Hurleurs » et à des nains, ils engagent un bras de fer à l’issue incertaine…
Ce roman est le premier tome d’une série intitulée Le Livre des origines. Je l’ai lu suite aux recommandations du magazine Je Bouquine et à la critique positive publiée sur le site Ricochet. Quelle déception ! Bien sûr je ne suis pas le public visé et les défauts que je vois ne seront a priori pas perceptibles par un enfant mais tout de même... J’y vois avant tout une série commerciale, un remake de livres de fantaisie déjà vus, en particulier Le Seigneur des anneaux et Le Monde de Narnia.
Le début m’a semblé infiniment laborieux. L’auteur y plante le décor avec de gros sabots sous prétexte de laisser entrevoir le grand mystère de la naissance de ces enfants : qui ils sont et quelle menace pèse sur eux du fait de leur origine. On voit avant tout le procédé, l’intention : c’est très lourd. Le roman commence à prendre un peu de rythme une fois que les enfants atterrissent à Cambridge Falls mais l’on reste néanmoins dans du déjà vu.
La sorcière, « très belle et très méchante », m’a laissée indifférente. Elle travaille en outre elle-même pour un maître qui n’apparaît pas dans ce tome, ce que je trouve pénible : les livres devraient pouvoir exister par eux-mêmes et être développés si le succès est au rendez-vous.
Michael est l’artisan d’une sorte de trahison auprès de ses sœurs (ils les attirent auprès de la sorcière), mais j’ai trouvé le passage en question extrêmement mal écrit et peu convaincant.
Le docteur Pym, directeur de l’orphelinat et magicien, est une sorte de Dumbledore mais il est loin de posséder sa classe. L’auteur tente bien de le rendre mystérieux mais il parvient juste à le rendre énervant.
Les personnages des nains sont davantage réussis et plutôt amusants. L’auteur joue ici avec les codes littéraires de la fantasy : ce qu’ils sont censés être et comment certains ont dévié.
Le roman séduira certainement les lecteurs qui n’ont pas encore beaucoup de livres à leur actif : on y trouve beaucoup de personnages exotiques, du mystère, une idée de « destin » pour les enfants comme il en existe pour Harry Potter, etc. En revanche si l’on recherche de la nouveauté et un peu de profondeur au-delà du divertissement, mieux vaut passer son chemin…
Milan, 2011, 442 pages. « À partir de 12 ans. »
Le début m’a semblé infiniment laborieux. L’auteur y plante le décor avec de gros sabots sous prétexte de laisser entrevoir le grand mystère de la naissance de ces enfants : qui ils sont et quelle menace pèse sur eux du fait de leur origine. On voit avant tout le procédé, l’intention : c’est très lourd. Le roman commence à prendre un peu de rythme une fois que les enfants atterrissent à Cambridge Falls mais l’on reste néanmoins dans du déjà vu.
La sorcière, « très belle et très méchante », m’a laissée indifférente. Elle travaille en outre elle-même pour un maître qui n’apparaît pas dans ce tome, ce que je trouve pénible : les livres devraient pouvoir exister par eux-mêmes et être développés si le succès est au rendez-vous.
Michael est l’artisan d’une sorte de trahison auprès de ses sœurs (ils les attirent auprès de la sorcière), mais j’ai trouvé le passage en question extrêmement mal écrit et peu convaincant.
Le docteur Pym, directeur de l’orphelinat et magicien, est une sorte de Dumbledore mais il est loin de posséder sa classe. L’auteur tente bien de le rendre mystérieux mais il parvient juste à le rendre énervant.
Les personnages des nains sont davantage réussis et plutôt amusants. L’auteur joue ici avec les codes littéraires de la fantasy : ce qu’ils sont censés être et comment certains ont dévié.
Le roman séduira certainement les lecteurs qui n’ont pas encore beaucoup de livres à leur actif : on y trouve beaucoup de personnages exotiques, du mystère, une idée de « destin » pour les enfants comme il en existe pour Harry Potter, etc. En revanche si l’on recherche de la nouveauté et un peu de profondeur au-delà du divertissement, mieux vaut passer son chemin…
Milan, 2011, 442 pages. « À partir de 12 ans. »
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