Lili part en vacances à la mer avec ses parents. Il fait beau et chaud mais l’ambiance est tendue : chacun est fatigué, sous tension, et les embouteillages ne sont pas là pour améliorer les choses. Sur le relais d’autoroute Lili est agressée par les néons et trouvent que les gens s’agitent surtout pour oublier leur solitude. Elle se sent de trop et imagine que ses parents se passeraient bien d’elle pour se « ressourcer » pendant les vacances. Lorsqu’elle voit une famille abandonner son chien elle se met à la place de ce dernier et raconte la suite comme si elle-même avait été abandonnée.
Ce roman joue en permanence sur la frontière entre fiction et réalité, entre vérité et mensonge. Cette incertitude assumée est très bien menée et le lecteur ne sait jamais sur quel pied danser. Cela en déstabilisera sûrement certains et ce choix narratif peut étonner dans la collection « Neuf » de l’École des Loisirs : on l’attendrait davantage pour des lecteurs plus âgés. Dans son journal de vacances Lili mène une réflexion désabusée sur la vie de ses parents, la vie en général. Elle s’imagine une vie en compagnie du chien et parle avec lui. On fait volontiers le parallèle avec le renard du Petit Prince de Saint-Exupéry. Tout n’est pas parfait mais de nombreux éléments et remarques font mouche.
École des Loisirs (Neuf, « 9 à 12 ans »), 2002, 152 pages.
Première édition Rageot, 1991. Prix Sorcières 1992.
École des Loisirs (Neuf, « 9 à 12 ans »), 2002, 152 pages.
Première édition Rageot, 1991. Prix Sorcières 1992.
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